Édito de la présidente

Cher(e)s ami(e)s et cher(e)s confrères

1er juin : J-1

A l’heure du déconfinement, la veille du grand Jour de la liberté de déplacement pour tous, on y croit !!!

La préparation de ce Congrès a constitué un lien extraordinaire entre nous de toutes les régions de France, pendant cette turbulente période. Nous avons repris les soins de nos patients dans nos cabinets, dans des conditions inoubliables, grâce au travail acharné et au soutien indéfectible de la FFO qui nous rassemble tous, quelle chance !

L’envoi du programme du 6e Congrès de la SBR 2020 est dans les starting-blocks, merci à Nathalie Hamel ! Nous continuons à parier avec Maxime Rotenberg, Hanh Vuong, Patrick Guézénec et Eric Allouch, que du 12 au 14 septembre, nous serons tous ensemble, réunis avec vous à Arcachon, en respectant les règles de distanciation en vigueur… Les plus joueurs d’entre nous y serons dès le 11, vêtus de leur tenue de golf préférée et bien sûr prudemment masqués, au nom de la SBR !!!

Marseille, le 1er juin 2020

 

1er mai : jour de fête du travail …

…en période d’interdit sanitaire d’exercer le nôtre, tout en espérant reprendre vite et bien notre si beau métier… Quel paradoxe !

Et comme l’écrit Edgar Morin : « nous essayons de nous entourer d’un maximum de certitudes, mais vivre, c’est naviguer dans une mer d’incertitudes, à travers des îlots et des archipels de certitudes sur lesquels on se ravitaille… »

Alors naviguons vers un lendemain heureux et parions pour nous réunir tous en septembre à Arcachon !

Nous œuvrons avec Maxime Rotenberg, Hanh Vuong, Patrick Guézénec et Eric Allouch pour vous accueillir dans le magnifique Palais des Congrès d’Arcachon et vous organiser Le Congrès post Covid à ne pas manquer !!!

Marseille le 1er mai 2020

1er avril 2020 : un poison nommé Covid-19…

J’aurais tellement aimé vous adresser une farce pour cet éditorial de printemps, l’intitulant ainsi : « Poisson d’avril ! » Mais aujourd’hui, confinée depuis 15 jours chez moi, attablée à mon bureau devant mes écrans d’ordinateurs et de téléphone portable, qui sont pratiquement mes seuls liens avec le monde extérieur et mon cabinet en particulier, je suis, comme vous tous, à la merci d’un virus mortel pour les plus fragiles d’entre nous, se répandant comme une traînée de poudre dans le monde. Comme écrivait Camus dans La Peste : « On croit difficilement aux fléaux lorsqu’ils vous tombent sur la tête »…

Pourtant, 2020 s’annonçait une belle année pour la SBR par le succès de nos premières journées de formations dans les régions, où nous vous retrouvions toujours plus nombreux, grâce à des conférenciers talentueux et pertinents sur des thèmes sélectionnés par les membres des bureaux.

Ainsi, lundi 20 janvier à Paris, les salons de l’hôtel des Arts et Métiers étaient bondés, les grèves parisiennes n’avaient nullement dissuadé les nombreux praticiens de tous âges. Cette journée « Réussir sa contention » pour répondre pleinement à notre contrat de soin, dans les données actuelles de notre spécialité, avait été justement plébiscitée ! Cette journée de formation pourra évidemment être reprogrammée dans d’autres régions.

Ensuite, comme d’habitude, nous avons eu le plaisir (et la chance !) de nous réunir le premier lundi de février à Marseille, au bord de la Grande Bleue, dans les salons de la villa Gaby, baignés d’une lumière hivernale particulière, qui éclaire toujours nos esprits ! Cette fois, nous traitions des deux options numériques concernant le collage indirect et les traitements par gouttières, soit gérées complètement par l’orthodontiste, soit par l’intermédiaire d’un laboratoire. Ces différents protocoles détaillés cliniquement nous ont aussi fait réfléchir à la valeur de nos décisions et à l’évolution de notre profession. Nos partenaires fidèles étaient présents, nous permettant de développer et d’alimenter ces recherches, tout en gardant un esprit indépendant indispensable pour notre liberté de thérapeute, et soucieux des bénéfices de tous, pour le bien du patient.

Puis le « big-bang » du coronavirus s’est répandu dans nos contrées, nous obligeant en moins de 48 heures à organiser notre confinement. Il s’agissait de limiter la propagation du Covid-19 hautement contagieux et dont la gravité de l’infectiosité pour un pourcentage non négligeable de la population risquerait de saturer notre système sanitaire, dans une stratégie d’atténuation du pic épidémique. Il fallut convoquer nos patients urgents, désactiver les systèmes orthodontiques les plus à risque, pour pouvoir fermer nos cabinets et reporter tous nos rendez-vous sur plusieurs semaines, jusqu’à nouvel ordre. Ainsi nous pouvions contribuer à cet effort national et mondial de limiter au maximum la propagation de cette contamination. Dès lors, aidés par nos assistantes à distance, nous avons découvert la télésurveillance orthodontique ! Une nouvelle façon de gérer nos patients, de les informer et de les rassurer en premier lieu. Si « l’avenir du Covid-19 est entre nos mains », comme le déclarait le Pr Sansonetti lors de sa conférence du 16 mars 2020 au Collège de France, les orthodontistes y participeraient de toute l’ampleur de leur énergie !

Évidemment, dans un tel contexte de crise sanitaire, nos journées de formation ont toutes été également reportées. D’abord celle de Paris du 23 mars, sur les finitions et la stabilité, qui constituait en quelque sorte la seconde partie du programme sur la pérennité de nos traitements, vaste sujet depuis la nuit des temps orthodontiques !

Même sort pour la semaine interuniversitaire de fin avril qui devait réunir tous les DES ODF 3 de France à la faculté de Bordeaux, où de grands noms de notre Société devaient venir enseigner nos concepts.

Aujourd’hui, nous avons encore espoir de pouvoir maintenir la journée de Toulouse, jeudi 11 juin, pour réunir de nombreux orateurs hospitaliers sur la prise en charge pluridisciplinaire du SAHOS. En parallèle, une séance sur la convergence de langage est organisée pour les assistantes et secrétaires de nos cabinets, nos fidèles alliées, surtout dans ces moments de solidarité. Voilà donc une excellente initiative du bureau Sud-Ouest, que nous renouvellerons, ou que nous reporterons bien évidemment, si la non-reprise de nos activités ou la situation de post-crise à gérer dans nos cabinets nous y contraint.

Pour l’instant, notre congrès de rentrée, prévu du samedi 12 au lundi 14 septembre, reste d’actualité. Il nous rassemblera dans le palais des congrès d’Arcachon, avec une vue imprenable sur le bassin et l’île aux Oiseaux, à moins de 10 mètres de la plage… Mais la clé du succès de ce congrès sera sans nul doute les incisives supérieures !!! Toute l’équipe du Sud-Ouest, menée par Maxime Rotenberg, nous concocte un programme prestigieux et international cette année. Notre soirée de gala organisée par notre secrétaire nationale, Hanh Vuong-Pichelin, est une surprise que j’ai hâte de partager avec vous tous, mais les places seront comptées, inscrivez-vous très vite !

Après la trêve automnale, nous nous retrouverons lors des JO du 5 au 8 novembre, notamment sur la séance des classes II division 2 et celle des subdivisions, qui reprendra le thème du superbe congrès de Strasbourg de Mireille Biegel. Les appels à communication ont été lancés, la SBR sera présente comme à son habitude. Nous retrouverons aux JO bien sûr tous nos partenaires habituels et d’autres nouveaux, que je remercie pour leur soutien. Ils nous permettent notamment d’inviter tous les étudiants à nos journées de formation, sans faire flamber nos cotisations, dans ces futurs incertains !

Pour conclure cet éditorial en temps de Covid-19, ma formation initiale au centre de médecine préventive à Nancy m’a montré l’importance du dépistage et du diagnostic précoce. Mais aussi pour éviter par la suite toute paranoïa avec un risque de recontamination, la mise au point d’un vaccin sera un grand pas dans la prévention de ces maladies. Et dans cet espoir, je citerai Philippe Meyer, célèbre chroniqueur d’une de nos radios nationales : « Le progrès fait rage et le futur ne manque pas d’avenir ! »

Marseille le 1er avril 2020

Bien progressivement vôtre,

Marie-Paule Abs